
La réalité virtuelle permet de vivre des expériences fantastiques mais elle peut aussi produire des effets indésirables comme des sensations de nausée ou le mal des transports. Dans ce guide je vais vous donner quelques astuces pour combattre le motion sickness.
Qu’est-ce que le motion sickness ou mal des transports ?

Lorsque nos yeux captent une information qui est en dĂ©calage avec ce que ressent le corps (via l’oreille interne), il est courant de ressentir un malaise. C’est ce qui se produit lorsque vous lisez votre tĂ©lĂ©phone dans une voiture en mouvement ou si vous subissez le roulis des vagues Ă bord d’un bateau.
C’est le phĂ©nomène inverse qui se produit en utilisant un casque de rĂ©alitĂ© virtuelle, votre cerveau capte des informations qui ne sont pas interprĂ©tĂ©es physiquement et votre oreille interne est complètement perdue !
Evidemment, plus la scène en VR est intense, plus elle risque de vous filer la gerbe.
Bon, des petits chanceux sont complĂ©tement immunisĂ©s Ă ce phĂ©nomène, malheureusement ce n’est pas le cas pour une bonne partie de la population.
La bonne nouvelle c’est qu’il est possible de rĂ©duire drastiquement les effets du motion sickness !
Conseils pour combattre le motion sickness de la réalité virtuelle.

Ne jamais insister lorsque vous vous sentez nauséeux !
Si je ne devais vous donner qu’un seul conseil, c’est de ne surtout jamais forcer lorsque vous sentez une gĂŞne en VR. Continuer Ă jouer en espĂ©rant que les vertiges ou la nausĂ©e passent est le meilleur moyen d’amplifier votre sensibilitĂ© au motion sickness. Il sera ensuite très compliquĂ© de tolĂ©rer la VR si vous dĂ©passez un certain seuil d’inconfort.
Pour vos premières sessions avec un casque de réalité virtuelle, allez-y mollo avec des parties de 10 ou 15 minutes si nécessaire, avec de préférence un jeu pas trop intense.
Dès que vous ressentez des vertiges ou un coup de chaud, faites une pause et une fois les symptĂ´mes passĂ©s, n’hĂ©sitez pas Ă relancer le jeu. Petit Ă petit vous allez vous dĂ©sensibiliser face Ă la dĂ©synchronisation regard/oreille interne.
Commencez avec des jeux accessibles et peu intenses
Renforcer sa résistance au motion sickness (ou « faire ses VR legs » comme on dit dans le milieu) ne se fait pas du jour au lendemain. Avant de se lancer dans des titres jouables uniquement avec des mouvements libres tels que BoneLab ou Lone Echo, il est plus sage de commencer avec des titres plus accessibles.
Pour dĂ©buter, favorisez Les puzzle games dans lesquels on se tĂ©lĂ©porte d’Ă©nigmes en Ă©nigmes tels que The Room VR ou des jeux stationnaires comme Beat Saber.
Half Life Alyx, l’un des tous meilleurs shooters en VR, offre de nombreuses options de dĂ©placements qui facilitent grandement la prise en main.
Les options d’accessibilitĂ© en VR
La plupart des jeux proposent des options pour aider Ă surmonter le motion sickness, n’hĂ©sitez pas Ă les activer.
- Rotations par à coup et déplacements par téléportation : Cela permet de se déplacer et tourner sans vomir, plutôt pratique.
- Vignetage : RĂ©duit le champ de vision afin d’ĂŞtre moins affectĂ© par le dĂ©filement de l’environnement.
Essayez progressivement de transiter vers des dĂ©placements libres en dĂ©sactivant d’abord les tĂ©lĂ©portations. Les rotations en mouvement libre restent compliquĂ©es, mĂŞme pour certains vĂ©tĂ©rans de la VR.
Enfin, n’hĂ©sitez pas Ă tourner physiquement plutĂ´t que d’utiliser le stick pour regarder autour de vous.
Debout ou assis ?
En général, il est plus facile de jouer debout lorsque le personnage du jeu se tient debout et de jouer assis sur des titres où notre avatar est assis (ex : simulation de course). Cela paraît évident, mais ce petit détail aide bien notre cerveau à appréhender la VR.
Si vous préférez jouer assis en toutes circonstances, une chaise de bureau sans les accoudoirs est parfaite. Vous pourrez pivoter pour vous retourner et vous baisser pour ramasser des objets au sol.
Framerate & IPD
Optez pour un framerate constant Ă 90 images par seconde (ou plus) si vous le pouvez. Pensez Ă©galement Ă correctement rĂ©gler votre IPD (Ă©cart inter-pupillaire) sinon vous risquez d’avoir une image flou et d’amplifier les effets de la cinĂ©tose.
Les gadgets
Personnellement, je ne suis pas friand de ces solutions car elles cassent un peu l’immersion mais elles peuvent tout de mĂŞme aider :
- Un ventilateur orienté de face.
- Des bonbons au gingembre.
- Des bracelets anti-nausée qui appuient sur des points d’acupuncture.
VoilĂ pour ces quelques astuces qui, je l’espère, vous aideront Ă surmonter le mal des transports en VR. N’oubliez pas qu’il s’agit d’une technologie relativement rĂ©cente, avec l’arrivĂ©e de casques plus performants et des progrès rĂ©alisĂ©s par les studios, les expĂ©riences en VR seront de plus en plus accessibles.







Je valide à 100%! 👍
Par contre petite question! Est-ce qu’avec l’habitude tu arrives Ă jouer avec la camĂ©ra libre au joystick sans les Ă coups? Des ois tourner la tĂŞte ne suffit pas, surtout quand tu joues assis, mais avec la camĂ©ra libre j’Ă©tais malade assez rapidement. Une fois que t’as pris l’habitude de jouer rĂ©gulièrement je pense que ça passe beaucoup mieux, mais jusqu’Ă prĂ©sent tous les walking simulators que j’ai testĂ© en camĂ©ra libre me filaient la nausĂ©e. Ca remonte Ă un moment et je ne jouais quasiment pas en VR Ă l’Ă©poque donc je pense que ça joue beaucoup! Maintenant que je suis bien habituĂ© aux longuea sessions de VR grâce Ă GT sport, il faudrait que je retente!
Ca reste un peu compliquĂ© pour moi, les jeux qui m’ont fait progresser c’est Farpoint et Driveclub.
Mon frère est complètement immunisĂ© par exemple tandis que pour ma femme, c’est très compliquĂ© (elle passe seulement le second virage sur Dragon trail Ă GT Sport^^ après elle mal au crane toute la journĂ©e xd)
Ah ouais quand mĂŞme! ^^’
Ca varie tellement d’une personne Ă l’autre,mais j’ai bon espoir que la facilitĂ© d’utilisation comparĂ© au premier PSVR fasse qu’on puisse y jouer beaucoup plus souvent et que du coup on soit bien mieux immunisĂ©s!